Vos liens se trouvent sur le bon appareil et sont positionnés de manière optimale dans votre courrier électronique ; cependant, il semblerait que vous n’obteniez pas la réponse escomptée. Est-ce dû au fait que les messages à teneur financière sont souvent longs ou que les professionnels du monde de la finance ont tendance à cliquer sur des liens plutôt que sur des images ? Sans tenir compte de la cause, si vos liens n’arborent pas le style adéquat, cela peut occasionner une sous-performance régulière et vous faire passer à côté d’opportunités non négligeables. Pour contrer cela, veuillez considérer les directives suivantes comme votre guide de style final récapitulant toutes les informations nécessaires afin de donner à vos liens l’apparence attractive dont ils ont désespérément besoin.

 

Ce n’est pas la taille qui compte, c’est le résultat !

En règle générale, du moment que votre lien n’est pas trop long, sa taille n’a pas de réel impact sur le taux de clic. Malgré le fait que, dans l’esprit des gens, un lien long et facile à cliquer soit plus performant qu’un plus petit, nous avons découvert que plus la taille de la police de caractères est grande, moins le lien est performant. En règle générale, les « petits » caractères sont réservés au corps du texte de vos courriers électroniques ; vous n’avez donc pas à vous en souciez. Cela signifie que la plupart des liens texte sont des liens intégrés au sein du contexte de votre propre contenu existant. Comme celui-ci.

 

Être petit ou être invisible ; le choix est vite fait.

Comparés aux liens texte, les images cliquables sont régies par une règle similaire mais à la fois contraire. Du moment que votre image cliquable n’est pas trop petite, la dimension de celle-ci n’interfère pas sur le taux de clic. Il est normal de penser que l’on cliquera moins (ou « appuiera » moins, s’il s’agit d’un appareil mobile) sur une image si les lecteurs ne réalisent pas qu’il s’agit d’un lien du fait de sa trop petite taille ; cependant, tel que démontré par un graphique dans notre article sur les liens sur appareils mobiles par rapport aux liens sur ordinateur de bureau, les petites images sont en réalité plus efficaces sur les appareils mobiles. À titre de référence, ceci est une (petite) image 50 x 50 pixels :

 

De plus, si les images cliquables apparaissent simplement comme des ornements, celles-ci seront perdues dans le courrier électronique. De ce fait, assurez-vous que les images cliquables se démarquent bien et que les lecteurs ont une idée précise de ce qu’ils liront.

 

Voir rouge n’est pas forcément une mauvaise chose

Comme vous pouvez le voir sur le graphique, choisir la couleur de vos images cliquables a un impact encore plus importants sur le taux de clics qu’avec les liens texte. Dans tous les cas, le rouge est la couleur la plus cliquée. La raison de cette tendance ? Il semblerait que cela remonte au développement de la vision trichromatique chez les primates et à la possibilité de percevoir du rouge pour la première fois comme un bénéfice de l’évolution. Pour autant, nous n’irons pas aussi loin : le rouge est par nature une couleur qui suscite une réaction. Qu’il s’agisse d’un panneau stop, de corrections dans une dissertation ou de l’enseigne d’une chaîne de restauration rapide, le rouge incite notre inconscient à engager telle ou telle action. De ce fait, « l’appel à l’action » doit également être rouge.

C’est cette même réaction qui donne des résultats opposés avec des liens de couleur bleue. Le bleu apaise : en voyant cela et de manière inconsciente, le lecteur est davantage tenté de repousser sa réaction à plus tard. C’est aussi la raison pour laquelle on retrouve une touche de bleu dans les logos des institutions financières : c’est une teinte posée, qui rassure. Tout le contraire de la réponse énergique et inquiétante que peut susciter un logo rouge.

Pour confirmer mes propos, avez-vous cliqué sur le lien présent dans le paragraphe précédent ? Je parierais sur le fait que vous ne l’avez pas fait car il est bleu. Si vous ne l’avez pas fait, faites-le maintenant. Nous patienterons…

Maintenant que nous vous avons réussi à vous piéger et à gagner votre respect, vous trouverez ici l’article très intéressant auquel le lien ci-dessus aurait dû vous mener : il traite de la manière dont les hommes appréhendent les couleurs.

 

Une police de caractères pour les gouverner tous

Pour être francs, cette règle nous a surpris. En termes d’usage courant, la police Arial est la plus utilisée dans les campagnes d’e-mailing. Cependant, comme vous pouvez le voir, Verdana engrange de loin le plus de clics. En revanche, il est intéressant de constater que Verdana et Arial sont presque identiques. Pour preuve : dans la dernière phrase, nous avons utilisé chaque police pour écrire leur nom respectif ; vous n’avez probablement même pas remarqué la différence. Nul doute que des facteurs bien plus importants que la police de caractères jouent un rôle lorsqu’un utilisateur clique sur un lien ; cependant, chiffres à l’appui, Verdana est la préférée d’entre tous, avec une marge confortable.

En quelques mots

  • Les liens texte doivent être petits (pensez au corps du texte)
  • En revanche, les images cliquables doivent être grandes (au moins pour les ordinateurs de bureau)
  • Des couleurs chaudes, suscitant une réaction sont plus adaptées à la fois pour les images cliquables et les liens texte
  • L’utilisation de la police de caractère Verdana suscite apparemment une réaction

Pour obtenir plus d’informations sur les subtilités de l’anatomie des courriers électroniques, veuillez consulter les articles suivants :

 

Emails Anatomy – épisode 1 :la position des liens

Emails Anatomy – épisode 2 : préférence des types de liens par appareil