La startup britannique a choisi Paris pour installer son antenne européenne. Venue de Londres, Setl réécrit la blockchain, permettant de déplacer des milliards de transactions par jour (jusqu’à 80 000 par seconde) tout en assurant un contrôle d’identité forte  et des déplacements de produits financiers réels comme de la monnaie de la banque centrale, de banques commerciales ou des produits financiers.

Cette technologie multi-actifs et multi-devises, intéresse particulièrement les banques centrales qui développent des partenariats avec la startup afin de faciliter et de rendre plus efficace les mouvements de produits financiers.

Signe de la montée en puissance de la startup, David Walker ancien directeur exécutif de la Bank of England a rejoint son conseil d’administration. Plus qu’un portefeuille de compétences, ce que reçoit Setl  est une réelle approbation de la part de l’industrie financière traditionnelle, ainsi qu’un fort soutien de l’ensemble des entreprises à la blockchain. « Tous les dix ans il y a  une véritable révolution dans le monde des technologies » commente Peter Randall, le DG de SETL « il est temps de créer le 21eme siècle des marchés financiers, et une technologie facilitant les transactions est la meilleure révolution qu’il puisse y avoir ».

La  blockchain qu’est-ce que c’est ?

Au lieu de garder les données transactionnelles à un seul endroit et laisser les gens y avoir accès, des copies sont gardées dans plusieurs endroits à la fois. Tout le monde y a accès et tous les mouvements de monnaie sont inscrits dans la blockchain (les maillons de la chaine) et y sont conservés à vie. C’est un peu comme si, sur chaque billet de banque, il était inscrit toutes les transactions faites avec ce billet depuis son émission par la banque jusqu’à son arrivée entre vos mains.

Le succès du Bitcoin a rendu cette technologie populaire mais a également sali sa réputation du fait de son caractère anonyme qui en a fait le moyen de paiement de choix pour les transactions douteuses ou illégales. Il a même était l’élément déterminant du développement du dark web, où marchandises et services illégaux se marchandent aussi simplement que sur Amazon ou eBay.

Là où Setl diffère et redonne toute sa noblesse à la blockchain, c’est le fait que sa technologie intègre un contrôle d’identité renforcé et la possibilité de déplacer de la monnaie réelle (en opposition au bitcoin qui est, en soit, une monnaie). Ceci ajouté à la fonction caractéristique de la blockchain, le « partage de registres » ou distributed ledger en Anglais, et son aspect invulnérable grâce au cryptage et au fait d’être infalsifiable, en font une vraie révolution pour le monde de la finance.

La blockchain privée :

Le cabinet Deloitte, récemment entré au capital de Setl et connu pour son goût prononcé pour le digital et la technologie, ainsi que la toute jeune Metro Bank anglaise sont en partenariat sur l’essai d’une « carte contact » de paiement privé utilisant la technologie Setl. Ce nouvel outil utilisera la solution « Smart Identity “ de Deloitte, la  blockchain de Setl et l’argent dépôt de Metro Bank pour créer un nouveau moyen de paiement qui se veut plus rapide et efficace, avec une apparition immédiate de la transaction sur les comptes du payeur et du receveur, un coût réduit pour les marchands, et une sécurité infaillible. Setl pense que ce partenariat rendra plus facile le lancement d’un même type de produit par d’autres banques, du fait qu’elles n’auront pas à solliciter une banque de compensation.

Le lancement de la carte est prévu pour 2017 en Angleterre, ce qui permettra au personnel du bureau StoneShot de Londres de la tester et de vous donner leurs retours 😉

Vous pouvez vous renseigner davantage sur le Bitcoin et la Blockchain ici:

Comment fonctionne Bitcoin ?

Qu’est-ce que la blockchain ?